vendredi 7 novembre 2014

Polynésie française - Tahiti et Moorea 1/2


Iles était une fois le paradis...


Tout commence par une douceur nocturne, un accueil chaleureux et un collier de tiare en guise de bienvenue.

A peine descendu de l'avion nous sentons bien qu'ici il fait bon vivre et que cette destination va nous relaxer des longues heures de voyages que nous avons accumulées depuis Lima. Depuis quelques semaines les destinations s'enchainent à un rythme très soutenu et nous n'avons eu que très peu de répit (on va pas se plaindre quand même). D'un côté plage de sable fin, mer chaude et eaux turquoises, de l'autre nature luxuriante et paysages vallonnés le tout sous le soleil et la chaleur guidés par la douceur de vivre des locaux... Que demander de plus?


C'est par Tahiti, île d'arrivée, que nous avons démarré la découverte. “Capitale de la Polynésie française’’ elle regroupe les 3/4 des 260 000 habitants. Sa ville la plus importante est Papeete (prononcer Papehete sinon on se fait gronder par la dame de l'office du tourisme), elle regroupe les administrations, les magasins, les hopitaux, les sites militaires...contrairement aux îles voisines plus petites et moins ‘’urbanisées’’. Malgré tout Tahiti n'en reste pas moins une île très attractive.

Après 5 mois de voyage il est très étonnant de retrouver la France et le français alors que l'espagnol nous avait accompagné dans la plupart des pays. !Hasta luego español! Même si mon niveau d'espagnol a bien progressé c'est quand même plus agréable de parler sans avoir à faire d'efforts. Effectivement on retrouve la France avec ses familiarités (à quelques choses près parfois) : la poste (OPT), la polynésienne des jeux, la gendarmerie nationale (plus détendue), le drapeau... Mais si l'on regarde de plus près les habitants il est clair que cela n'a rien à voir avec la métropole. Les femmes, pour la plupart et certains hommes, glissent une fleur dans leur cheveux, et quelques fois même ont une couronne ou un collier de fleurs. Elles portent généralement de belles robes de couleurs vives. Petite précision : on place la fleur à droite pour les célibataires et à gauche pour les couples. Les hommes, moins expressifs dans leur apparence que les femmes, ont néanmoins souvent des tatouages maoris. Ici tout le monde a le sourire et vie tranquillement avec un sens aigu du service. Tellement tranquille qu'ici toutes les voitures s'arrêtent sans exception pour laisser passer les piétons (c'était comment à Paris déjà ?). Une des choses certainement les plus étonnantes c'est qu'ici tout le monde se tutoie (même s'il s'agit de la première rencontre). Ça met tout de suite à l'aise !

Par contre le coût de la vie est extrêmement cher sur les îles, ça sera clairement notre destination la plus coûteuse de notre tour du monde. A titre d'exemple le moins cher que nous ayons trouvé pour dormir est une pension avec des lits superposés pour 75€ par nuit. Du reste ici tout est cher : la nourriture, les livres, les ordinateurs, l'éducation...

Nous ferons la rencontre de deux français Florian (pardon si j'écorche ton prénom) et Charlotte avec qui nous partirons en voiture de loc visiter l'île. Au programme le marché, la plage du PK18, une partie de pêche en mer et pour terminer un repas dans les fameuses roulottes (sorte de fourgonnettes qui vendent à manger). A l'inverse de la plupart des touristes qui sitôt arrivés à Tahiti partent pour une des îles, nous y serons resté un moment et nous l'aurons bien apprécié.



MOOREA


Nous embarquons de bon matin dans le bateau qui nous emmènera sur l'île voisine a 20 km : Moorea. Elle est, selon les polynésiens, une des plus belles îles certainement pour son côté sauvage. Le service de bus étant peu fiable nous obtons pour le stop pour rejoindre notre ‘’hôtel’’ de l'autre côté de l'île. Ici ça fonctionne très bien et à chaque changement de véhicule nouvelle ambiance. Notre chambre se situe à 30 mètres de la plage... et quelle plage!!! La même que sur les cartes postales, ça fait cliché certainement mais que voulez vous on ne peut que tomber sous le charme. Petite baignade pour se réveiller en sortant du lit, je vous laisse imaginer ;-)

C'est ici aussi que nous aurons eu notre première expérience avec les requins et les raies (hou ça fait peur ;-). En réalité ça impressionne quand même. Ça se passe sur une baie ou il y a une grande densité de raies (de plus d'un mètre) et des requins (eux aussi de plus d'un mètre) et on nage avec eux. Mais pas de danger, ils sont innofensifs (sauf quelques rares fois). Moorea est aussi un excellent spot de snorkeling, les eaux sont d'une clarté impressionnante et les poissons très colorés ont des formes des plus improbables. On s'est vraiment régalé!

Il y a aussi les Maraes, sites ou se déroulaient les rituels anciens. Eux sont situés dans les montagnes et présentent l'aspect plus traditionnel des coutumes anciennes de l'île.


Nous finirons par un apéro un peu (trop) prolongé avec des locaux, l'occasion de découvrir l'alcool local, le Koyo (levure frelatée au colorant bleu turquoise) et leurs manières  parfois très étonnantes.  On en dira pas plus mais attention cet alcool est plus fort qu'il n'y parait...!



Voila le séjour est passé trop vite, on en a bien profité et ça nous a fait un bien fou. Maintenant on doit reprendre notre route direction Auckland.

A très bientôt pour la suite de nos aventures.

Na na


 
 
























lundi 3 novembre 2014

Chili - Île de pâques 2/2




































Chili - Île de pâques 1/2


Après une nuit peu confortable sur les sièges de l'aéroport de Santiago, nous avons enfin pénétré le triangle polynésien formé par Hawai, la Nouvelle Zélande et l'île de Pâques sur laquelle nous avons poser nos sacs à dos.

On réalise alors que nous sommes sur l'île la plus lointaine de toute terre habitée. Oui, oui, on est plus que deux tout petits points dans l'immensité de l'océan pacifique.

Premières impressions: c'est une île qui sent bon ! De nombreux massifs de fleurs habillent les rues de Hanga Roa, village principal. L'air y est pur, les eaux claires, et on retrouve cette roche volcanique sur les côtes, symbole de l'origine de la formation de l'île. Ses paysages apaisent l'esprit et contentent le regard.

Nous avons parcouru une partie à pied, et ça vaut la peine car on y trouve de jolis petits coins de paradis aux tournants des sentiers. Pour les sites plus éloignés, on a choisi de louer un Quad. On a pu ainsi partir à la rencontre de ces fameux Moais, visiter le lieu de leur création et comprendre l'énormité de cette tradition ancestrale. Ils sont en effet imposants par leur taille, leur expression, et ce qu'ils symbolisent: la travail de plusieurs générations de population tribales qui voyaient en ces Moais des gardiens protecteurs.

Pour la petite anecdote, on avait décidé de se lever à 5h pour voir le soleil se lever sur Tongariki vers 7h du matin, à 20km de route. Le réveil sonne, on se prépare dans la nuit, motivés, et au moment de monter sur le quad Laurent me demande l'heure qu'il est. Oh, oh.... Il est 5h du mat' (3h de sommeil au total), petit loupé, résultat: nous voilà tout les deux sur le site 1h30 en avance (une fois n'est pas coutume), à finir notre nuit à l'abri du vent, au creux d'un muret, enveloppés dans notre couverture de survie. Super efficace. Pour le coup nous étions aux premières loges pour admirer ce beau spectacle.
























dimanche 2 novembre 2014

Argentine - Buenos Aires





Nous avons poursuivi notre route pour atteindre Buenos Aires d'où nous devions prendre l'avion pour rejoindre l'île de Pâques.

Buenos Aires, terre d'immigration, au passé d'abord glorieux puis douloureux/tumultueux, ayant traversé des années de répression politique, elle n'aura pas oublié pour autant de garder la tête haute.

Buenos Aires a conservé une architecture 'à la française' qui pousse à regarder en l'air la plupart du temps. On retiendra qu'il est agréable de se promener sur ses larges avenues, depuis le Congreso Nacional jusqu'à la si importante Plaza de Mayo. Nous avons pu y voir notamment le drapeau national hissé bien haut et la colonne commémorative de l'indépendance du pays, la Casa Rosada emblématique du gouvernement Perón, les revendications concernants l'appartenance des îles Malouines (la place de mai est le point de départ des protestations populaires), les peintures au sol des foulards blancs portés par ces mères ayant perdu leurs enfants (parmi les 30000 disparitions qui demeurent sans réponse) et effectuant encore régulièrement une marche silencieuse. 
Une ville chargée d'histoire, qui ne nous a pas laissé indifférents.

Forte de sa réputation, on s'est laissé séduire bien évidemment par sa viande de bœuf et son vin rouge. De quoi reprendre des forces pour la suite de notre voyage.