vendredi 12 décembre 2014

Indonésie - De Makassar à Rantepao 1/3

On n'est pas assez précis à dire que l'on part en Indonésie, car il y a en réalité plusieurs Indonésies. Entre les îles de Bali, Java, l'archipel des molluques, Bornéo, Sulawesi et bien d'autres, les coutumes et traditions sont bien différentes, religion, origine ethnique, tous ces éléments qui donnent une atmosphère, une ambiance bien à part.
Nous avons choisi l'île de Sulawesi et nous avons bien fait ! Car rien que sur cette île, on découvre des modes de vie bien distincts, selon que l'on soit en bord de mer, en ville, dans les terres, près d'un lac ou bien dans la jungle tropicale.

Après une première alte à Bira, nous voilà de retour à Makassar (la grande ville). On a eu l'air un peu surpris lorsque le taxi nous a déposé devant les grandes baies vitrées du New Legend Hotel, majordome, carrelage impeccable, réception nickel.... Vanessa se tourne vers moi l'air circonspect et me dit: "la chambre standard est à 350000 roupiah" (environ 23€ ce qui correspond à du haut standing en Indonesie). Pourtant au téléphone j'avais parlé à une dame agréable, Rina, qui m'avait annoncé la chambre à 150000 roupiah... Ah ! Rina ! Et voilà la réceptionniste, qui nous indique qu'on cherche en fait le New Legend Hostel un peu plus loin à 100 mètres. Trottoir cassé, devanture vieillotte, cachée derrière les scooters garés. En effet, on est dans la version 'cheap' du premier hôtel où on nous a déposés. Des chambres qui sentent l'humidité, pas de fenêtre, un pan de mur décollé par l'humidité, des toilettes curieusement surélevés (probablement de fabrication masculine), une chasse d'eau sans couvercle...bref, un hébergement très très sommaire.
Heureusement, nous sommes ici en transit, le temps de faire étendre notre visa, de trouver une nouvelle batterie pour le téléphone de Laurent, et de s'équiper d'un numéro local. Rina nous aidera pour l'extension de visa, faisant passer notre demande en priorité par le biais de ses connaissances au bureau d'immigration. 2 aller/retour en bémo (transport public) au bureau d'immigration pour obtenir la validation dans la journée ! Record battu :-)
À part ces quelques formalités, nous avons eu le plaisir de partager un dernier après-midi avec les filles, Carlota et Vanessa, et on clôturera la soirée sur un resto très sympa, avec aller/retour en tuc tuc oblige :-) pour mon plus grand plaisir. Les filles, on aura passé des moments super sympas, peut être à bientôt côté Vendée ou côté Savoie pour partager vos soirées Génépi ;-)
Pour ce qui est des spécialités de Makassar, avec Laurent on a voulu tenter un dessert local, le 'pisang ljo' dont j'ai pris soin de mémoriser le nom car ce n'était pas trop à mon goût, on vous joint la photo pour vous faire une idée :-)

Défi relevé, à peine 48h à Makassar et nous voilà repartis en bus vers le Pays Toraja.

Là, on a complètement changé de décors, 10h de car et nous voici dans la vallée de Rantepao, au creux des montagnes, dans une région à majorité protestante, où les églises ont fait leur apparition après des centaines de kms bordés par des mosquées en veux-tu en voilà.
On utilise souvent notre première journée pour planifier notre séjour: point à l'office du tourisme, prospection d'un hôtel agréable avec négo tarifaire et choix d'un guide pour nos visites et trek en pays Toraja.
Tout était plié en une matinée, donc on pensait mériter une bonne sieste après un déjeuner copieux. Le hasard a quelque peu décalé le programme. Laurent s'est laissé prendre sans trop insister dans une partie de ballon improvisée avec des indonésiens du coin pourtant en pleine journée de travail ! Il avait repéré ces ballons en osier sur les étals, s'interrogeant sur l'efficacité de leur conception...et bien il aura eu l'occasion de le tester !  Un peu d'efforts physiques et encore un chouette moment à se rappeler. Puis on a retrouvé notre petite terrasse avec vue sur les montagnes pour souffler un peu. Laurent plongé dans des ouvrages sur la photo (il arrête jamais), moi à traduire la variété de plats indonésiens pour réduire les surprises à l'heure des repas :-)

Dès le lendemain, nous avons retrouvé notre guide Adi pour partir à la découverte du pays Toraja. Nous avons traversé les villages et nous avons pu apercevoir les élevages de porcs et de buffles, à la destinée bien particulière selon la tradition Toraja. Quasiment chaque foyer possède une ou plusieurs bêtes. On a d'ailleurs croisé certains porcs ficelés entre 2 bambous, et calés à l'arrière des motos, filant à vive allure vers l'une de ces nombreuses cérémonies funéraires, qui font l'attraction de la région. Nous nous dirigions justement vers le village Toraja de Batan où devait se dérouler l'étape finale d'une cérémonie funéraire, moment plus intime qui réunit la famille proche autour du défunt. Il s'agissait du doyen du village, Sapin âgé de plus de 90 ans. Le cercueil dont les côtés sont en forme de goutte d'eau est joliment peint avec des motifs aux couleurs rouge, doré, blanc et noir. Cet ensemble de détails témoigne de l'appartenance du village à la haute classe au sein de la communauté Toraja. On peut y ajouter d'autres détails comme la tête de buffle qui orne la maison principale et les cornes de buffles empilées sur un bambou disposé à la verticale sur la façade avant (façade toujours dirigée vers le nord).
L'accompagnement du défunt vers le Puya, paradis Toraja se fait en plusieurs étapes. La famille et les amis défilent pour présenter leurs dons au village: sucre, cigarettes, bêtes à sacrifier... Pour notre part nous avons apporté du sucre. Généralement des combats de buffles sont organisés, ainsi que des sacrifices de buffles, ou de porcs pour les propriétaires plus modestes. Afin de respecter toutes ces traditions, il peut se passer plus d'un an entre le décès d'une personne et son enterrement dans la roche (la terre étant préservée pour l'agriculture). Au village de Batan, nous avons pu assister à l'office d'une femme pasteur (village protestant), et à l'hommage rendu par les proches, en chansons la plupart du temps. Nous avons eu l'honneur de partager le repas traditionnel: buffle rôti, riz blanc et herbes amères revenues dans de l'ail, à manger avec les mains bien sûr ! Après le repas, les hommes de l'assemblée soulèvent le cercueil jusqu'au caveau familial, perché sur une petite colline. Pas très joviale comme expérience mais pour sûr des instants riches en émotions et un apprentissage culturel intéressant.
Plus tard, nous avons remis à notre guide une photo de la cérémonie, à transmettre à la famille pour les remercier de leur hospitalité.
Au cours de cette journée, nous avons pu observer de plus près la spécificité de ces maisons Toraja construites avec du bois, du bambou et du rotin pour le toit. Elles sont en forme de bateau, et alignées en face de maisons semblables mais plus petites, dédiées quant à elles à entreposer les récoltes de riz et autre nourriture.
Adi a également partagé avec nous les spécificités entre traditions protestante et animiste. Ces derniers érigèrent des mégalithes en l'honneur de leurs Dieux, ressemblance frappante avec les traditions bretonnes pourtant à des milliers de kms.

Pour notre deuxième journée, nous sommes parvenu à convaincre Adi de nous retrouver à 5h30 du matin pour commencer notre trek avec le levé du soleil. Nous sommes parti vers le nord de Rantepao, traversant les villages au milieu des rizières. C'est très agréable de marcher dès l'aube, d'être témoin de cette tranquillité des villages encore endormis, de voir les commerçants installer leurs échoppes, les femmes dans les champs à récolter de la nourriture pour les bêtes, et de croiser les enfants sur le chemin de l'école, pas encore assez réveillés pour crier le fameux 'Hello Mister' qu'on leur enseigne dès le plus jeune âge visiblement. Moi aussi d'ailleurs j'ai eu le droit à être appelée Mister...

Actuellement c'est la fin de la saison sèche, donc nous avons pu traverser  les rizières et apercevoir des buffles imposants, hors de leur enclos, libres de se rouler dans la vase ou de se prélasser dans des plans d'eau. D'ailleurs, lors de cette promenade à travers champs, nous avons du franchir certains ponts de fortune fait en bambou, mais le bambou c'est rond et Adi a bien vu que je n'étais pas très à l'aise pour marcher en équilibre sur un support rond, et au prochain pont, m'a sommée d'un ton prévenant mais ferme tout de même de passer sur le côté pas encore trop inondé. Ne vous moquez pas de trop svp, à Paris les trottoirs sont plats :-)
Au total on aura marché 9h ! de quoi nous rappeler l'existence de certains muscles :-)
Un peu fatigués certes mais ravis de ces 2 jours avec Adi qui aura partagé son savoir et nous aura guidé en plein cœur du pays Toraja, au contact des habitants qui ont su conserver la langue Toraja, cultures et traditions.

Une nouvelle journée s'offre à nous avec son lot de surprises. C'est ce qu'il y a de plus beau dans les voyages, quand on croit planifier sa journée et que le hasard en décide autrement. On a commencé par se rendre au marche de Bolu qui a lieu tous les 6 jours. De prime abord un marché des plus classiques: légumes, condiments, fruits, épices, café.....textiles, produits en tout genre...et s'il on pousse un peu plus loin, à travers de gros camions, on foule un sol sableux, et c'est un champ de buffles qui se dévoile devant nos yeux. On se croirait un peu dans une arène où pour le coup les 'toréadors' ne font pas les malins devant ces bêtes robustes. Et elles sont à vendre ! entre environ 20 millions de roupiah et plus de 200 millions pour les métissés rose et gris. Y'a intérêt à faire gaffe où l'on marche pour éviter un coup de corne  ou bien de se faire marcher dessus par leurs lourds sabots. On s'est ensuite dirigé vers les étals de cochons, de véritables étalages de porcs saucissonnés sur des rondins de bambous. Ce spectacle peut facilement créer une forme de malaise à la vue de ces bêtes alignées en rang d'oignons, laissant apparaître souffrance et douleurs infligées.

Une rencontre fortuite plus tôt dans la matinée au milieu des tomates va donner une note plus ludique à notre après-midi. Jacob est guide touristique, et pour compléter son activité, il loue un local qu'il utilise de jour pour enseigner l'anglais à des enfants, et de nuit pour dormir. Il sollicite 1h de notre temps pour l'accompagner en classe et faire pratiquer l'anglais aux élèves. De prime abord je me suis dit que c'était encore un de ces plans pas sérieux, où il s'agit d'aller voir ses propres enfants, bref j'étais pas très chaude mais Laurent l'a senti autrement et il a eu raison. On s'est donc retrouvé à 14h, à suivre Jacob sur un sentier un peu douteux entre des maisons de bois et des élevages de cochons, pour arriver dans une classe avec 2 longues tables en bois et un tableau au mur, simple et efficace. Une dizaine d'élèves entre 6 et 13 ans nous ont accueilli chaleureusement de leurs voix à l'unisson: "Good afternoon Madam, good afternoon Mister, thank you for coming today, we are happy to welcome you in our class."
On y sera finalement resté 2h à revoir avec eux les animaux, les couleurs, et on a même chanté un peu. Jacob était ravi, les enfants heureux, et nous super contents de s'être carrément prêté au jeu, à recommencer avec plaisir !

Avec ces journées bien chargées, on essaie tout de même de trouver le temps de planifier la suite de notre voyage, sur l'île de Sulawesi mais aussi modalités pour rejoindre par la suite le Vietnam. Petite escapade le temps de manger un morceaux et de se ravitailler en eau potable, et voilà que sur le chemin du retour on croise un, puis deux, puis trois hommes, avec un coq dans les bras... On observe de plus près ce qu'il se trame et en effet, c'est le week-end, et les hommes du coin se retrouvent pour organiser des combats de coqs ! Au milieu d'une certaine agitation, on pèse et on compare les coqs pour déterminer les duels, on voit s'échanger des liasses de billets, pendant que l'expert appose sur l'animal une sorte d'ergot en lame acérée, et les paris sont lancés ! En quelques minutes à peine, les coqs combattent sous les éclats de voix des spectateurs, les plumes volent, on distingue tout juste la forme des coqs dans les mouvements rapides du combat, jusqu'à ce que l'un des deux coqs soit blessé et contraint d'arrêter la lutte. Les billets de banques s'échangent à nouveau, l'agitation redescend et un nouveau duel se prépare. Décidément, les activités ne manquent pas au pays Toraja... Mais il est temps pour nous de refaire nos sacs (encore !), on repart le lendemain matin pour une dizaine d'heures de car en direction du lac Poso.









Un bemo dans une rue de Makassar


Rien de tel qu une partie de foot (indonesien) avec les copains


Pisang ljo


Le pharmacien de Rantepao fait-il de la pub...?!








Notre cher guide : Adi




Village de Batan


Le cercueil













lundi 8 décembre 2014

Indonésie - Bira

Nos premiers pas en Asie (pour tous les 2) seront en Indonésie, plus précisément à Jakarta. On comprend très rapidement que nous rencontrons une nouvelle culture, bien particulière. On oublie tout ce que l'on a appris jusqu'à présent et on recommence...

La communication n'est pas chose aisée, c'est bien simple on ne comprend rien de ce qu'ils racontent! Même si on s'y attendait ça reste étonnant comme sensation. Heureusement il y a les dessins et les mimes et là fous rires garantis !! Certains parlent anglais mais généralement le niveau est assez faible. Si bien que l'on a eu quelques surprises de prix multipliés par 10 du à la confusion du 'hundred' et 'thousand' et le fameux ‘’yes’’.  Ici comme ailleurs ça veut dire oui mais ils le disent aussi quand ils ne comprennent pas, par politesse sans doute. Pensant avoir été compris cela nous aura réservé quelques problèmes à posteriori...

Autre particularités, les indonésiens sont très sympathiques et curieux. Ils n'hésitent pas à rester un bon moment à côté de toi à te regarder, à moins d'un mètre, sans rien dire en souriant. Attitude peu commune imaginez que l'on vous le fasse en France, sensation étrange n'est-ce pas...??! Et à des endroits fréquentés comme le terminal de bus c'est rapidement 15 personnes qui vous encerclent. Ça peut faire bizarre au début, bien plus intense qu'en Amérique latine, il ne faut pas être agoraphobe. Mais encore une fois ils ne veulent pas de mal. L'un était particulièrement collant, moi assis, lui était debout collé juste derrière moi sa tête par dessus la mienne. Je lui demande de se reculer plusieurs fois mais il rie, il ne comprend pas sans doute. Nouvelle stratégie, je me retourne lui carresse bien le ventre et lui jette un regard des plus coquin. Le pauvre il a fait un bon d'un mètre en arrière, il a pris peur et parraissait tout gêné. Un second regard puis il est parti ;-) Particulièrement efficace en pays musulman! Et oui c'est le plus grand pays musulman au monde, 90 % des 250 milllions d'indonésiens.

Nous aurons rapidement quitté Jakarta ; beaucoup de traffic, énormément, d'innombrables scooters qui filent à toute allure, pas de trottoir pour les piétons, un épais brouillard de pollution omniprésent, et c'est sale, très sale... (ça m'aura coûté une infection cutanée au pied qui après 20 jours et des antibiotiques n'est toujours pas parti). Alors nous avons cherché une île parmi les nombreuses îles que comptent l'indonésie (Bornéo, Java, Sumatra pour les plus connues) pour nous évader. Il fallait de la plage (pour madame), de la forêt tropicale (pour monsieur) et une culture, des traditions bien conservées : ce sera Sulawesi.

Première destination à Sulawesi, Bira. Après un vol et 5 heures de route à travers les rizières et les maisons des plus (a)typiques nous arrivons dans ce charmant petit village en bord de mer. Les eaux sont d'un bleu turquoise, les habitants paisibles et les nombreuses chèvres se baladent partout. Seul hic, les déchets plastiques en très grandes quantités, ça peut choquer. L'hygiène n'est pas au top non plus. Même si nous dormons dans des endroits bon marché, à comparer l'Amérique latine était plus propre. Ceci dit heureusement nous aurons trouvé un hotel propre et une plage propre même somptueue où nous lézardons de longues heures sous le soleil, baignade et snokeling pour se rafraîchir (de très beaux coraux).

Nous aurons pu visiter les ‘’chantiers navals artisanaux’’ ( ça n'a rien à voir avec St Nazaire ;-)). On y construit des très gros bateaux, des mastodontes de plusieurs tonnes tout en bois avec les mêmes savoir-faire très anciens et le tout sans aucun plan. Chapeau les gars! C'est sur un des bateau que nous sympathiserons avec le chef de chantier qui plus tard nous invitera dans sa famille et les dames nous régalerons de leur divins gâteaux fait pour nous. Des moments d'échange très agréables...

Nous aurons également eu l'heureuse surprise de rencontrer Gérard et Laurette, puis Vanessa et Carlota avec qui nous aurons passé de très bons moments à Bira. Le plaisir des repas ensemble, les échanges d'idées, la découverte des environs...

Voila pour nos premiers pas sur le continent asiatique. C'est bien peu de choses par rapport à ce qui nous attend... alors à très bientôt !!


















 








































mardi 2 décembre 2014

Nouvelle Calédonie

Ce sont la pluie et la grisaille qui nous ont accueilli en Nouvelle Calédonie.
On n'aurait pas pu se douter que ça allait rythmer notre séjour ! Cela dit, ça nous permettra de réaliser qu'on a été plutôt chanceux sur les 5 premiers mois de notre tour du monde.

Alors la Nouvelle Calédonie c'est un peu comme Tahiti niveau transport: c'est pas simple. Et à moins de rester sur Nouméa, et bien une voiture est impérative pour se déplacer sur l'île. Alors nous avons lié l'utile à l'agréable. On a loué un utilitaire type Peugeot Partner pour parcourir l'île, il sera par ailleurs notre logis pour les prochains jours. Et nous voilà parés pour la découverte, sourir aux lèvres, équipement de camping et popote prête à l'emploi. Encore une fois merci Décathlon !
Seulement voilà, les nuages étaient si bas que l'on n'arrivait même plus à se dire que le vent suffirait à les chasser, trop accrochés aux montagnes. Alors on est parti à la recherche du soleil.
Tout en évitant de pénétrer sur les terres des tribus sans avoir prévu le nécessaire pour respecter la coutume - cette coutume invite le visiteur à se présenter au chef de tribu muni d'un présent ou d'un petit billet, afin de pouvoir y passer la nuit - nous avons sillonné la côte ouest jusqu'à Bourail puis la côte est vers Poindimié en traversant la partie centrale de l'île plutôt montagneuse.
Notre patience et notre motivation auront été récompensées. Belle surprise au réveil sur une plage du nord-est lorsque la lumière du soleil m'a fait ouvrir les yeux, blottie dans mon sac de couchage à l'arrière du 'Partner'. Notre journée a donc commencé par une baignade en mer. Nous avons ensuite trouvé un coin plus sauvage, au milieu des rochers pour pêcher, nager, bronzer, bouquiner et chier. En milieu d'après-midi nous voilà repartis à la recherche du prochain lieu où nous camperons, important à trouver avant 18h car il n'est pas recommandé de conduire de nuit.
De retour à Noumea pour notre dernière nuit, nous avons conclu notre séjour par un joli coucher de soleil sur le port et un dîner en mode camping dans notre chambre d'hôtel, un peu nostalgique de notre expédition en vrais routards ;-)

Malgré une météo capricieuse, nous garderons un bon souvenir de la Nouvelle-Calédonie. Nous avons eu le plaisir de découvrir ses habitants agréables et aidant, ici l'usage fait que tout le monde se salue. Dès le premier jour on a senti que notre bonne étoile nous suivait de près ! Le patron du resto chinois nous a aidé à trouver un hôtel pour la nuit et nous y a emmenés, il a tendu à Laurent 2 bouteilles de coca pour la route.
Le dernier jour, l'homme en charge de la sécurité de l'hôtel nous a escorté jusqu'au bus devant nous emmener à l'aéroport. Quelle chance une fois encore de croiser deux anciens métropolitains partis parcourir le monde en voilier il y a plus de 30 ans avant de s'installer en Nouvelle Calédonie. Ils nous ont permis de faire les 15 derniers kms qui nous séparaient de l'aéroport. En échange, ils n'attendront rien d'autre que l'on veille à toujours avoir des pensées positives :-) joli deal n'est-ce pas ? :-)

Belle façon de fermer le chapitre sur notre traversée du pacifique, nous sommes prêts désormais à découvrir l'Asie !